Bâtiments Flottants

A) Maisons Flottantes Actuelles

Il est possible d’illustrer la flottabilité avec l’exemple des maisons flottantes.

(Maisons flottantes à Ijburg, aux Pays-Bas, image: urbaparis.fr)

Ce genre d’habitat a plusieurs avantages:

  • ne jamais subir d’inondation
  • pallier la densité de population et le manque de place dans les grandes métropoles
  • facilement démmenageables
  • coût réduit (2 fois moins que sur terre ferme)
  • confort moderne

Elles peuvent aussi êtres écologiques, et devenir des habitats passifs.

Nous avons contacté une entreprise franco-belge de maison flottante, Une maison sur l’eau, dont voici le site:http://unemaisonsurleau.fr/

Leurs maisons sont constituées d’un flotteur en béton dont la taille dépend du poids de la maison et d’une partie habitable qui possède tout le confort moderne (électricité, isolation, etc…). Elle peuvent aussi être équipées d’un système de récupération d’eaux usées et de production d’électricté.

(image une maison sur l’eau, voir le lien ci-dessus)vue maison flottante sur écoires

B) Bâtiments Flottants de Demain

Les éco-réfugiés n’auront pas tous les moyens de s’offrir un nouvel habitat flottant, et on peut envisager la création de logements flottants en commun financés par des instances gouvernementales.

Freedom ship :

Ce projet se veut la première ville flottante. Plusieurs avantages : mobile, rapide à construire (seulement trois ans),structure sans frioritures, et donc sans excès de prix. Cependant, elle coûtera tout de même 7,3 milliards d’Euros. Elle devra accueillir 60 000 habitants, en 17 000 appartements, répartis sur un flotteur long de 1.6 km. Cette longueur permettra d’accueillir sur le toit un aéroport. La dimension écologique du Freedom Ship est restreinte (pas de production d’énergie) mais elle existe : il n’y aura aucun rejet de déchets en mer, ni d’huiles usagées. Tout sera incinéré et les cendres seront réutilisées en engrais pour les parterres. L’entreprise estime que les habitants produiront 80 % de déchets en moins que sur terre. Il s’agit d’une solution bon marché à la montée des eaux.

Green float :

Il s’agit de tours-entonnoirs posées sur des flotteurs ronds. Elles mesureraient 1 000 mètres de hauteur. Elles sont destinées à être construites au niveau de l’équateur, car c’est une zone avec un climat stable, et donc sans typhons. Comme il n’y a que le haut qui sera est habité (à partir de 700 mètres), il fera plus froid et il y aura une température assez constante de 23°C. Des jardins en étages seront cultivés en haut, tandis que sur le flotteur pousseront des céréales.

Thalassa:

Il s’agit du premier projet de ville flottante : dessinée par Paul Maymont en 1959 au Japon. C’est une arène de 300 mètres de diamètre. Si elle flotte, elle est arrimée à des pilliers pour la maintenir au même endroit.

Lady Landfill :

Ce projet a été déclaré lauréat dans la catégorie « Architecture, technologie et design de la mer » des prix de la Fondation Jacques Rougerie en 2012. Le projet Lady Landfill Skyscraper renverse la tour Eiffel pour en faire un centre de recyclage flottant des 3.5 millions de tonnes de déchets polluants les océans ; sa partie émergée serait occupée par des logements et des lieux de loisir. Ce projet reste néanmoins loin d’être concret.

https://i0.wp.com/www.evolo.us/wp-content/uploads/2011/03/065-2.jpg

Polyv’îles :

Ce projet de 10 étudiants a gagné le concours « Eco- métropole du futur » 2012. Il est composé d’alvéoles flottantes elles-mêmes regroupées en îles rondes plus grandes. Toutes les énergies renouvelables y sont utilisées, et les îles gardent des espaces verts importants, ainsi qu’un réseau de transport efficace, à travers les canaux et les écobulles, sortes de funiculaires. Chaque île, qui a un diamètre de 3 kilomètres, abrite 22 700 habitants, soit environ 200 habitants par alvéole.

Utopia :

Ses principales caractéristiques seraient :

• ses dimensions de 100m x 100m, avec un espace équivalent à celui des paquebots de croisière actuels.
• un espace suffisant pour créer une quantité ahurissante d’options de conception à l’intérieur : un quartier commerçant, un théâtre, des restaurants et une zone de divertissement avec des bars, des discothèques et un casino pourrait être construits.
• sa hauteur de 65 mètres au-dessus du niveau de la mer.
• le fait qu’il constitue un véritable chef-d’œuvre architectural et d’ingénierie destiné à présenter le plus petit profil possible à la surface de l’eau

La Lilypad :

Par Vincent Callebaut, architecte belge diplômé de l’Institut supérieur d’Architecture de Bruxelles.
Les Lilypads sont de  véritables îles flottantes autosuffisantes imaginée en 2008 ; ces îles s’implanteraient particulièrement vers les Maldives mais pourraient être importées sur l’intégralité des océans de la planète. Elles constitueraient des refuges pour les victimes du réchauffement climatique. Chacune d’entre elles pourraient accueillir à peu près 50 000 habitants, qui vivraient entièrement en autarcie : pêche, jardins-potagers, eau douce récupérée des eaux de pluie, etc…Selon Vincent Callebaut, son projet est « une réaction au développement de l’urbanisme le long des littoraux et une solution plus durable que les polders éphémères ».


D’un point de vue écologique, la cité produira plus d’énergie qu’elle n’en consommera.
La Lilypad ne sera habitable qu’après 80 ans de chantier ! Elle se fait en 5 étapes.
Cependant, deux problèmes sont déjà rencontrés à l’heure actuelle :
A quel pays appartiendrons ces îles puisqu’elles dériveront aux grés des courants et du vent ?
Qui voudra financer des logements pour des réfugiés climatiques ?
Ce projet éveille des consciences écologiques et est défendu au Parlement Européen. Un organigramme de financement se précise : les pays occidentaux qui sont des pollueurs anciens et qui sont les principaux responsables du réchauffement climatique devraient aider à financer les Lilypads pour les pays en développement qui sont impactés car ils ne sont que de plus récents pollueurs et n’ont que peu contribué à la montée des eaux depuis 1850. Il s’agirait d’une sorte de bonne action en guise d’excuse qui paraît utopique. Il se peut aussi que des institutions internationales comme l’O.N.U. ou l’Union Européenne en finance certaines. Comme elles sont déplaçables, elles pourraient être amenées dans des zones touchées par des inondations en attendant une solution définitive.

Les îles micro-état :

Si les villes flottantes sont initialement destinées à l’accueil des éco-réfugiés, certaines entreprises puissantes, comme celles de la Sillicon Valley, imaginent les utiliser pour créer des micros-états ! Il pourrait s’y exercer des systèmes économiques différents, ultra-libéraux.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s